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Agir pour Fonsorbes – Octobre 2018

Tribune libre du 4e trimestre 2018

Le mois d’août consacre traditionnellement une pause municipale permettant réflexion, observation et bilan. A cette occasion nos regard et analyse se sont tournés en direction de l’urbanisme développé dans notre cité par la majorité en place. Que peut-on constater ? La réalisation, pour les plus récents, de projets comme « les Treize Vents » et « Hournes Portérény » (sortis des tiroirs de l’ancienne municipalité),  un autre en carrefour de centre ville route de Tarbes (dont le promoteur a eu les coudées franches par manque de réactivité, toujours, de la majorité) et enfin celui du 12 chemin Bénech, ayant entraîné la vindicte de la part d’un collectif de riverains à l’encontre de cette même majorité, avec implosion au sein de ses membres. Une réforme protectrice du PLU et du PADD qui, semble t’il, n’était pas la priorité de l’équipe dirigeante.

Le défaut de maîtrise de ces réalisations n’a pas permis la prise en compte,  de l’esthétique et de l’ harmonie de ces ensembles (mélange des genres entre pavillons et grosses unités, formes, couleurs…),  la problématique de la circulation et du stationnement (accès par rues pavillonnaires dans un contexte fonsorbais déjà saturé), une réelle volonté de s’inscrire dans une démarche de développement durable ou de création de voies à circulation douce. A la relecture de la profession de foi de FC 2000, on constate dans ce domaine qu’il y a loin de l’intention aux actes.

Le constat ainsi établi, il faut maintenant se projeter dans l’avenir : à ce rythme et très prochainement il est légitime de se demander si les capacités des infrastructures actuelles (assainissement, voirie, écoles)

ne devront pas, inéluctablement, être conduites à la hausse. Mais alors, avec quels moyens financiers, puisque l’Etat continue de se désengager vis-à-vis des communes (DGF et taxe d’habitation) ? Si tel est le cas, il s’agira d’un héritage qui fera débat aux prochaines échéances électorales…

Nous le dénonçons depuis le début du mandat mais nous ne sommes pas écoutés. Nous remercions le collectif de citoyens du « Chemin Bénech » dont l’action énergique a fait prendre conscience à la majorité municipale qu’une stratégie offensive, aux fins de protection des citoyens et du territoire, face à la voracité des promoteurs, devait être engagée au plus tôt. Sans être pessimistes pour autant, nous observons néanmoins que les toutes récentes déclarations à ce sujet, lors du dernier conseil municipal du 12 juillet, restent encore,  plus du domaine  de la littérature que de celui de l’acte. Nous pensons que seul un travail concerté et conjoint peut permettre de s’opposer au renouvellement des abus constatés, de conduire des objectifs et projets cohérents pour la collectivité, sans porter atteinte au cadre de vie des particuliers et à la valeur de leur patrimoine.