Le cheminement piétonnier vers Bidot ajourné

Après quatre années d’échanges avec les services préfectoraux et le Conservatoire botanique de Midi-Pyrénées et de sollicitations multiples auprès de la direction générale de l’Armement (DGA) pour relier le centre-ville à Bidot, le couperet est tombé : il ne sera pas possible de poursuivre le cheminement piétonnier tel qu’il était envisagé.

Retour sur ces quatre années

Juin 2014 : la direction départementale des Territoires et le Conservatoire botanique de Midi-Pyrénées ont intimé à la mairie de Fonsorbes la suspension immédiate de tous travaux du cheminement piétonnier vers Bidot, le long de la zone de largage de la direction générale de l’Armement (DGA). En effet, une espèce protégée, la rose de France (Rosa gallica), s’y était établie sur
une bande d’environ 100 m de long et 3 m de large à l’époque. Le Conservatoire botanique a proposé deux solutions pour préserver la plante protégée : soit son déplacement, soit son évitement. La déplacer, au vu des contraintes imposées immédiates et futures, s’est avéré trop compliqué et trop cher. Il a donc été décidé de la contourner.

Septembre 2014 : la commune de Fonsorbes a ainsi entamé la phase de négociation avec la DGA pour l’achat d’une bande de leur terrain d’une largeur de 2 mètres qui permettait de contourner cette espèce végétale protégée. En novembre 2014, un rendez-vous sur place avec la DGA a été pris. Malgré de nombreuses relances téléphoniques et par courriels de la part de la mairie, ce n’est qu’en mai 2016 qu’une réponse favorable a été donnée.

Septembre 2016 : un géomètre a réalisé le bornage de l’emprise foncière à acquérir.

Novembre 2016 : un nouveau courrier de la DGA est parvenu en mairie. Le tracé envisagé utilisait la voie principale du site DGA-TA. Lors des activités opérationnelles du site, l’emplacement est utilisé par tous les véhicules techniques. Pour des raisons de sécurité, la DGA revenait donc sur sa décision. La ville de Fonsorbes n’a pas baissé les bras ; après plusieurs échanges avec la
DGA pour trouver une solution pour cette question de sécurité, la DGA a donné, en juin 2017, son accord de principe pour l’achat de la parcelle.
Malgré de nombreuses relances pour signer l’acte notarié, la DGA a annoncé, en novembre 2017, qu’elle devait faire procéder à une étude pour une éventuelle dépollution pyrotechnique de la parcelle (opération obligatoire pour des terrains appartenant à l’armée et proposés à la vente). À ce jour, cette étude n’est toujours pas rendue.

Mai 2018 : les agents du Conservatoire botanique de Midi-Pyrénées sont repassés sur site pour suivre l’évolution des pieds de Rosa gallica. Ils ont constaté que la  rose de France s’est bien développée et a gagné sur la bande prévue pour la piste cyclable, ne laissant plus qu’une cinquantaine de centimètres de passage pour les cyclistes. Ces dernières informations ont été communiquées à l’ensemble du conseil municipal réuni en séance le 29 mai 2018 : l’ensemble des élus a convenu du fait que l’abandon des travaux prévus cet été pour la création de la
première partie du cheminement est plus sage.

Juin 2018 :

  • Demande à la DGA d’une bande plus large.
  • Nouveau contact avec la direction régional de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) pour validation de l’éventuel élargissement, réunion prévue le jeudi 12 juillet 2018.
  • Demande de soutien formulée auprès de nos députée et sénateurs.
  • Courriers adressés à Nicolas Hulot, ministre de Transition écologique et solidaire, et à Florence Parly, ministre des Armées.